Expositions

Backside Dos à la mode – L’ Exposition

Backside Dos à la mode,

5 juillet – 17 novembre 2019,

Musée Bourdelle, Paris.

Le musée Bourdelle et l’exposition temporaire:

La salle des plâtres :

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© Olympe. Salle des plâtres.

Dans cette première salle du musée Bourdelle se trouvent des plâtres monumentaux représentant des allégories, diverses figures et une statue équestres. La veine de certaines œuvres et leurs drapés donnent un ton antiquisant à cette salle. On remarque de suite un grand contraste entre la grandeur des plâtres, la plupart posés sur des socles, et les robes issues de l’exposition, mises sur des mannequins quasiment à hauteur de sol. La salle de grandes dimensions est éclairée par des baies au plafond. La lumière de cet espace donne en rendu une lumière assez blanche voir légèrement agressive. La salle possède des murs de couleur sable, ce qui fait écho à la couleur des plâtres exposés qui virent au beige ou encore au marron clair. Cette ambiance chaude fait fortement dissonance avec les robes exposées, robes de couleur vives, chatoyantes, qui tranchent avec le décor. Cinq robes sont exposées dans cette salle, servant d’avant-gout à l’exposition temporaire.

Concernant la scénographie, on remarque que les œuvres de Bourdelle sont placées le long des murs, formant ainsi une grande allée libre au milieu. La première robe (The Row), d’inspiration médiévale avec une forme épurée et des tons pastel clair, renvoie au drapé de la statue qui se trouve à ses côtés. Seul le dos de cette robe est visible, il n’est pas possible d’en faire entièrement le tour pour en voir tous les aspects.

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© Olympe.
The Row – Robe du soir et cordon.
Prêt-à-porter, printemps – été 2018.
Crêpe de soie, satin de soie à embouts de métal argenté.
Coll. Privée, Paris.

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© Olympe.
Karl Lagerfeld – « Brise » robe.
Prêt-à-porter, automne – hiver 1983-1984.
Crêpe de soie, perles tubes de verre, pampilles acryliques et strass Swarovski.
Édition contemporaine, 2019.
Patrimoine Chloé, Paris.

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© Olympe.
Martine Sitbon – Robe.
Prêt-à-porter, automne – hiver 1997-1998.
Jersey de laine, Lurex et viscose.
Reconstitution contemporaine, 2018.
Archives Martine Sitbon, Paris.

La deuxième robe (Karl Lagerfeld) est placée à côté d’une tête de victoire et un nu de femme. Cette robe de soirée de couleur noire au dos perlé d’argent est également placée en pendant à une statue représentant une allégorie de l’éloquence. La robe de soirée, habit de la femme qui brise les codes de la société et sait s’y imposer y trouve en l’allégorie de l’éloquence un esprit commun. La troisième robe (Givenchy), la plus colorée et flamboyante fait pendant à une sculpture représentant une allégorie de la force. Dans cette salle pleine d’allégories représentant la force, la liberté ou encore l’éloquence, les robes exposées y trouvent parfaitement leur place. Ces allégories mettent en avant le pouvoir du vêtement, de la mode, et de la femme. La dernière robe, la cinquième exposée (Martine Stibon), celle qui fait figure de tête d’affiche de l’exposition est la plus sobre de toutes. La simplicité de la robe joue avec la statue du centaure derrière elle. Le noir de la robe renforce le côté tragique du centaure agonisant.

D’une manière générale, les robes ressortent bien dans cette salle aux couleurs chaudes grâce aux mannequins et socles blancs. De plus, les effets visuels sont accentués grâce à la longueur de la salle, les effets d’allées créés grâce aux œuvres, et l’allée centrale qui mène à la pièce finale qui se situe sur un promontoire. Concernant les cartels, rien d’original, ils sont d’un blanc légèrement plus foncé que celui des socles des mannequins. Les textes sont écrits en noir, ce qui permet une visibilité correcte. Chaque cartel nous donne le nom de l’œuvre et pour le cas des robes, la marque, ainsi que la collection dont est issue la pièce. Le cartel nous renseigne également sur le propriétaire de la robe ainsi que sur les matériaux utilisés pour la confection. Un petit texte explicatif de quelques lignes nous donne quelques renseignements supplémentaires, parfois anecdotiques.

L’Atelier de Bourdelle :

Dans cet atelier le manque de lumière est flagrant comparé à la salle des plâtres, l’ambiance qui en dégage change du tout au tout. Ici la salle est de petites dimensions, les murs sont de bois foncé, les meubles massifs en bois présents dans cette pièce contribuent au sentiment d’ exiguïté. Le peu de lumière qui rentre passe grâce à des fenêtres hautes qui se situent d’un seul côté de la pièce, donnant sur la cour extérieure. Deux robes (Comme Des Garçons) issues de l’exposition sont mises en avant dans cette pièce de caractère. Les robes, complexes et colorées jurent presque avec le côté morne de la pièce. Les robes sont installées au milieu de la pièce sur des caisses en bois, les présentant surélevées, voir même plus hautes que certains meubles les entourant. Il est donc possible d’en faire le tour et d’observer les détails de ces robes « bossues », « difformes », qui peuvent s’inscrire dans la symbolique créative et expérimentale de Bourdelle. Chose à noter, le cartel nous renseignant sur les robes ne se situe pas au milieu de la pièce près des concernées, mais dans un coin de la salle, près d’une fenêtre entre quelques meubles. Il faut donc se détacher des œuvres pour lire leur cartel.

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© Olympe. Atelier de Bourdelle.

L’exposition :

L’entrée de l’exposition temporaire en tant que telle se compose d’un couloir tapissé de clichés pris lors de défilés de mode. La problématique qui en ressort est flagrante : de manière générale, on ne garde que les clichés des modèles de face, non de dos. Ce constat peut être fait pour de nombreuses marques, et touche l’intégralité du monde de la mode. Ce long couloir d’entrée donne sur une œuvre de Bourdelle qui annonce le ton, un moulage de son dos : il est temps de montrer la beauté du dos. Les murs sont noirs, il y a peu de lumière ce qui fait que les rares rayons mettent en avant le côté métallique de l’œuvre de l’artiste. L’exposition se déroule en sous-sol, il faut donc prendre des escaliers pour descendre. Les murs sont toujours noirs et le sol de couleur sombre, l’ambiance est très feutrée. Le visiteur a une impression forte d’entrer dans l’antre de la mode. Cette exposition nous propose l’inconnu, l’inédit, un parti pris novateur.

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© Olympe. Entrée de l’exposition.

L’escalier qui nous permet d’accéder à la première salle est très sombre, au tournant de la volée est exposée une première robe dans une vitrine. La robe qui est noire ressort à peine du fond qui est du même ton. La vitrine est très peu éclairée, trois petits spots en hauteur éclairent tout juste le dos de la robe ; c’est la seule partie qui ressort un tant soit peu. Le contraste est net grâce à la blancheur du mannequin qui porte la robe. Point négatif, l’espace est tellement sombre qu’il faut se pencher pour pouvoir lire le cartel. Le sous-sol étant très peu éclairé, il est nécessaire de noter qu’il faut faire attention en descendant les marches. À part deux vitrines présentes dans le premier grand espace une fois arrivé au sous-sol, les robes sont principalement exposées en ligne sur des socles de couleur noire. Dans la première vitrine est exposée une traîne de couleur bleue, mises sur un mannequin noir qui se fond dans le décor noir de la vitrine. Cette pièce semble piégée dans une cage de verre. Deux spots éclairent la traîne par le dessus, ce qui fait qu’une fois derrière cette vitre, on ne voit plus que le vêtement.

La première robe (Yohji Yamamoto) de cette enfilade sur podiums noirs repose sur un socle assez près du sol et est exposée en binôme avec une œuvre de Bourdelle. L’éclairage fait en sorte de mettre en avant le dos de la robe. Les envolées et plis du dos font clairement écho au drapé volant de la statue créée par Bourdelle (Beethoven dans le vent avec draperies, 1904-1908) qui se situe juste à côté. La robe suivante est exposée selon le même principe. La robe (Balenciaga) présente un dos bombé grâce à la masse de tissus et l’ingéniosité du designer. Ce dos bombé est mis en parallèle avec une œuvre de Bourdelle (Adam, torse, 1889) représentant un dos musclé, voire contorsionné. La couleur rose saumon assez fade de la robe marque alors un contraste fort avec la salle d’exposition qui est presque intégralement sombre.

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© Olympe.

Les trois robes suivantes ne sont pas mises en binôme avec des œuvres de Bourdelle mais sont placées en ligne, face à un miroir, provoquant ainsi une illusion de profondeur. Les traînes qui sont au sol forment ainsi une continuité. La dernière robe exposée dans cette partie de l’exposition se trouve dans une vitrine. Cette robe de soirée à traîne dans le style du XVIIIe siècle provoque un choc des époques, montrant ainsi que si la mode change, certains éléments comme la traîne perdurent et sont toujours utilisés. Comme la traîne exposée dans la vitrine précédente, le mannequin noir se fond dans le décor pour mettre en avant le vêtement seul. Ainsi, seul le dos de cette robe brodée est visible à cause de l’éclairage qui est minimal.

La partie suivante de l’exposition se constitue d’une galerie photo. Une dizaine de photos sont encadrées et placées de chaque côté du couloir. Ces clichés de personnalités et d’inconnus montrent différentes prises de vue des dos d’individus, de mannequins, habillés ou non, dans différentes situations. Le dos, mais aussi la femme y sont mis à l’honneur. On y trouve donc des portraits de dos de Jeanloup Sieff, Carole Wilson, Astrid Heeren ou encore Marina Schiano. Chacun se fait face, issus de différentes périodes ils ont tous en commun le fait de s’être fait photographier le dos. Cette galerie annonce la prochaine grande partie dont certaines œuvres sont mises en avant dans un élan de perspective: les figures ailées.

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© Olympe. Galerie photo.

Une vitrine intermédiaire avec un grand miroir en fond montre différents dos de vêtements de simple facture, des habits de tous les jours, ce qui contraste avec les vêtements de haute couture qui constituent le gros de cette exposition. Plusieurs thématiques sont abordées tout au long du parcours que les visiteurs suivent. La suivante peut paraître originale et pourtant tellement significative d’un point de vue historique et humain, il s’agit de la charge portée sur notre dos. L’être humain a toujours porté des choses sur son dos afin de libérer ses bras. Cette faculté du dos à être la partie de notre corps la plus endurante à la charge ne doit pas être oubliée. À travers la mode les designers se sont aussi penchés sur cet aspect pratique du dos, créant divers sacs tout aussi originaux les uns que les autres. Plus loin, un podium est dédié à une thématique spéciale qui à mon sens dévoile les plus belles créations vestimentaires mettant en valeur le dos : le podium des ailes. Les ailes ont toujours fasciné l’Homme, on les retrouve sur des statues antiques, dans l’iconographie chrétienne, et dans le monde de la mode sur des pièces d’exception. Les ailes donnent de la majesté au vêtement, le faisant entrer dans une autre dimension. La lumière mise en place projette les ombres des ailes sur le sol. Cette lumière, plus chaude que pour les autres parties de l’exposition, vient du plafond. Ici les murs ne sont plus noirs, mais gris ce qui adoucit les contrastes et permet un meilleur regard sur les robes exposées. Une des plus belles pièces, une robe dotée d’ailes dorées (Thierry Mugler) est présentée en parallèle d’une autre œuvre de Bourdelle (Première victoire d’Hannibal, 1885), un enfant tenant une oie aux ailes déployées.

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© Olympe.

L’espace suivant est en quelque sorte dédié à la complexité de certaines pièces, confirmant pour certaines l’adage « il faut souffrir pour être belle ». Ici sont exposés des corsets, des pièces au laçage complexe et bien sûr impossible à lacer seul, mais aussi des pièces qui semblent « emprisonner » le corps qui porte le vêtement. Pour renforcer cette impression de « prison » du vêtement, deux camisoles de force sont exposées au milieu de ces œuvres de haute couture. Dans cet espace ici encore nous retrouvons des œuvres de Bourdelle. Ici deux statuettes (Femme, bras levés, 1907. Femme, bras au dos, 1909) de femme se font face de chaque côté de l’enclos, délimitant ainsi une limite aux vêtements exposés.

La partie suivante est la plus grande de l’exposition avec environ 27 robes exposées dans une salle aux murs et au sol noir avec un grand miroir sur un des côtés. Certaines de ces robes sont toujours en lien avec des œuvres de Bourdelle. Les robes sont placées en ligne, le long des murs, du miroir et sur des podiums en retour. Les robes sont réparties par couleur, les robes noires sont d’un côté de la salle, les robes colorées de l’autre. Cette salle semble plus éclairée que les autres, sûrement à cause des spots du plafond qui font réfléchir leur lumière sur le grand miroir. Ce grand miroir permet de donner une illusion de profondeur accrue qui permet de multiplier les mannequins au dos nu. Cette multitude de robes aux dos nus, chacune unique, a été mise en parallèle avec plusieurs œuvres de Bourdelle qui à n’en pas douter renforcent la valeur du dos humain. Dans la partie gauche de la salle, les robes noires de soirée sont mises en parallèle avec une œuvre de Bourdelle qui à bien sa place ici : La liberté, buste, fragment du monument au général Alvear, 1917. La liberté, c’est un sentiment qui nous traverse lorsque l’on arrive dans cet espace de l’exposition. On remarque de suite la multitude de motifs, formes, couleurs qui composent toutes ces robes. Le dos peut être habillé ou déshabillé à l’infini, cette liberté de l’artiste à créer de nouveaux modèles permet aux individus de jouir de cette même liberté, à mettre en valeur son dos de multiples façons. Dans la partie droite de la salle, les robes colorées sont exposées à côté de bas reliefs faits par Bourdelle, représentant une femme nue, et une autre légèrement dévêtue au niveau du dos. Plus loin on joue avec l’effet de surprise : un autre buste de Bourdelle s’est glissé au milieu de nombreuses robes, dos face au public.

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© Olympe. Le dos nu.

La dernière salle montre une vision plus contemporaine du dos et des vêtements et cette fois-ci touchant principalement le grand public et non plus l’industrie du luxe. Tout un pan de mur est tapissé de photos d’individus « normaux » et non des mannequins de mode, vus de dos, portant des hauts avec un message dans le dos. Le dos du vêtement est tout aussi visible que le devant, de plus, le dos étant une surface plane c’est aussi un moyen de faire passer un message. Ces vêtements sont donc destinés à être vus par les gens de l’extérieur, et non pas par le porteur. C’est sur ce point que vont insister les marques à partir des années 60. Le dos d’un vêtement devient alors un formidable panneau publicitaire, montrant une marque d’appartenance ou encore de distinction. Les vestes et vêtements exposés dans cette partie de l’exposition sont éclairés grâce à des spots au sol, ce qui amène assez peu de lumière. Ce n’est pas problématique en ce qui concerne ces vêtements, le message à faire passer dans le dos est assez gros et donc lisible.

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© Olympe.

L’atelier de peinture :

En ce qui concerne l’atelier de peinture qui se trouve dans le musée, la pièce ressemble à un cabinet privé, rempli de peintures, meubles et diverses autres œuvres d’art. Dans ce bureau rempli d’œuvres ou la déambulation est assez difficile, une œuvre liée à l’exposition se trouve dans un coin, placée sous un puits de lumière. Cette pièce faite de métal représentant le buste fleuri d’une femme étant placé sous la lumière directe provoque un contraste fort avec le côté intimiste du cabinet. La finesse du travail signé Alexander McQueen souligne tant le côté massif et musclé du dos que sa propension à la beauté et à la douceur.

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© Olympe. Le bureau de Bourdelle.

L’exposition, les artistes, le lieu :

Pourquoi monter une exposition consacrée entièrement au dos dans la mode et plus largement dans l’art ? Comme expliqué dès le début de l’exposition, c’est un constat marquant qui a poussé les historiens d’art et de la mode à vouloir renverser la tendance : le dos n’est pas assez représenté, ni mis en valeur. Et pour être honnête, grâce à cette exposition, le dos obtient la reconnaissance qui lui revient de droit. Cette exposition ne s’est pas faite sans arrière-pensées : « La réflexion n’est pas que créative, elle est aussi anatomique », souligne le commissaire de l’événement Alexandre Samson. Ce qu’il souhaite, c’est permettre au visiteur de se projeter. Après tout, on a tous un dos.

Pour le commissaire de l’exposition, la mise en valeur du dos, le dos nu « c’est un poncif dans la création depuis les années 1910 ». Cette pratique vient contrebalancer l’absence de poitrine d’une femme. « Il n’y a pas de caractère sexuel à ça, c’est plus chic qu’une paire de seins ». Le dos est la partie de notre corps la plus plane, explique le commissaire d’exposition. Cela permet d’y mettre des propos accessibles à la vue de tous.” Est-ce plus stratégique que sur le devant d’un t-shirt? C’est en tout cas plus “subtil”. La partie de l’exposition consacrée à la charge qui pèse sur notre dos amène à la réflexion sur la force physique féminine”, explique Alexandre Samson.

Tous les propos ont été recueillis par le HuffPost.

Nombre des pièces exposées ici portent la signature de grands noms de la mode et de la haute couture, qu’ils soient connus du grand public ou non. On peut donc trouver dans cette exposition des créations signées Alexander McQueen, Givenchy, Yohji Yamamoto, Lanvin, Galliano, Jean-Paul Gaultier, Guy Laroche, Balenciaga, Thierry Mugler, Rick Owens, Prada ou encore Karl Lagerfeld. Si certaines des pièces exposées proviennent de collections privées, l’exposition n’aurait pas pu se faire sans la collaboration première du Palais Galliera. En effet cette exposition est un événement « hors les murs » pour le palais de la mode parisien.

Mettre ces vêtements en parallèle avec certaines œuvres de Bourdelle au sein même de son atelier/ musée est une belle façon de mettre en avant ses sculptures aux dos à la musculature puissante et ses profils graciles. L’exposition est en quelque sorte pluridisciplinaire, faisant cohabiter des vêtements, des sculptures, mais aussi des photographies et des extraits de films (un extrait passant au sein de l’exposition temporaire et un autre passant dans une autre pièce du musée). Comme expliqué précédemment, l’exposition Backside : Dos à la mode ne se réduit pas a quelques salles en sous-sol, mais prends vie dans tout l’atelier de Bourdelle, au sein même des collections permanentes.

Avant même de pénétrer au sein de l’exposition temporaire en tant que telle, le visiteur est amené à se familiariser avec différentes problématiques liées au dos et son esthétique : la salle des plâtres sert d’avant-propos, exposant des tenues variées, aux caractéristiques divergentes. L’atelier de Bourdelle met en avant la thématique du dos remodelé, hérité du « corps de mode » de la fin du moyen âge, et nous montre comment la silhouette et le dos peuvent être façonnés de façon extrême. Le couloir d’entrée nous met face à un constat étonnant : le dos est le grand absent de la mode aujourd’hui. À Paris, pour la saison de prêt-à-porter féminin printemps-été 2019, sur 80 défilés et prés de 3607 clichés pris, sur internet seules les vues des modèles de face sont retenues (chiffres mis en avant pour l’exposition). Dans les autres espaces du musée comme la salle polychrome ou encore la terrasse des installations contemporaines ont été mises en place, des projections d’extraits de films ou encore une installation d’expressions liées au dos dans plusieurs langues.

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-Olympe-

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